Hommage à Robert Mankin

Robert Mankin, ancien directeur de l'UFR Etudes anglophones et du LARCA, s'est éteint dans sa 65e année.

 

     Né en 1952 à Pittsburgh aux États-Unis, Robert Mankin avait étudié l’histoire, la littérature et la philosophie à la Wesleyan University (Connecticut), puis à Johns Hopkins et Yale, où il obtint son Master en Littérature comparée en 1979.

     Venu à Paris comme auditeur libre en philosophie à l’ENS, il fut dans les années 1980 chargé de cours, traducteur auprès de l’UNESCO, bibliothécaire à l’Ambassade des États-Unis ainsi qu’éditeur scientifique pour un organisme international. Il revint à Johns Hopkins pour y achever au sein du Humanities Center et sous la direction de J.G.A. Pocock, un doctorat sur le penseur anglais des Lumières Edward Gibbon (A History of Contempt : Gibbon's Decline and Fall of the Roman Empire, 1996).

     A 45 ans il entre à l’université française, d’abord à l’université de Provence, puis à compter de 1998, à l’université Paris 7-Denis Diderot en tant que maître de conférences à l’UFR d’études anglophones, alors Institut Charles V. C’est là qu’il fera toute sa carrière universitaire, devenant professeur en 2005 puis directeur de l’UFR.

     Inspiré par son engagement humaniste, il crée un cursus pluridisciplinaire en Humanités et l’Institut des Humanités de Paris. De 2009 à 2013, il dirige le LARCA, Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones. C’est à Gibbon et à la recherche qu’il était revenu depuis 2014, préparant une édition française de référence et se lançant avec ses collègues d’Oxford, de Lausanne, de Los Angeles, dans un projet international d’édition des Å“uvres complètes. Il n’a, hélas, pu mener ce projet à bien.

En savoir plus
 

      Retrouvez les grands thèmes des recherches de Robert Mankin à travers des articles comme celui-ci :

 

  • Mankin Robert, « Incorporer la science : le cas d'Edward Gibbon », Dix-huitième siècle, 1/2008 (n° 40), p. 229-245. sur CAIRN
  • Mankin Robert, « Locke's Education of the Personality », Ã‰tudes anglaises, 4/2005 (Tome 58), p. 387-401. sur CAIRN

 

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